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dimanche 26 février
Billet d’humeur après le CDEN du 10 février consacré à la rentrée 2012.
POISSON D’AVRIL ?
LES PEU FORMES FORMENT LES PAS FORMES !
mercredi 31 mars 2010
par Jean-Louis Mollard

LE GRAND BOND EN ARRIERE.

A la rentrée prochaine, les professeurs-stagiaires du second degré seront traités comme de super-précaires : Ils seront affectés sur un service complet en établissement dès la rentrée suivant leur réussite au concours et chargés de classes en totale responsabilité dès le mois de septembre.

En lieu et place d’une formation prévue sur un tiers de leur temps de service (soit l’équivalent de 12 semaines sur les 36 que compte l’année scolaire), le Recteur de Grenoble leur en octroie royalement cinq qui se décomposent de la façon suivante : 2 jours d’accueil par le Recteur fin août avec remise d’un livret ; 4 jours de stage au premier trimestre ; 4 semaines de formation en février-mars, période pendant laquelle ils devront laisser leurs classes.

Cerise sur le gâteau : les stagiaires accueilleront pendant les deux semaines précédant leur départ et "formeront" (sic) l’étudiant de Master chargé de les remplacer.

Comme si cela ne suffisait pas, sur les 25 stagiaires affectés dans la Drôme, l’un sera relégué à Nyons ; un autre partagera son service entre le collège de Loriol et celui d’Alain Borne ; un autre entre le collège et le lycée Loubet ; un autre entre le collège Pagnol et la Section d’Enseignement spécialisé (Segpa) théoriquement réservée aux instituteurs spécialisés. Quant aux deux derniers, ils partageront leur service entre trois types d’établissements : collège, segpa et Lycée professionnel à Crest.

Le SNES-DROME condamne cette politique qui mène à l’abattoir de jeunes collègues et des étudiants, qui prend en otage les élèves et leurs familles qui seront les premières victimes des conditions scandaleuses imposées aux futurs enseignants. Et la petite carotte de la revalorisation accordée aux débutants ne fera pas taire le mécontentement unanime de la profession. Mieux vaut passer pour des moutons noirs que d’accepter cette ignominie !

"La France d’après " de Chatel et Sarkozy, c’set le grand bond en arrière. .